Depuis plusieurs décennies, la République Démocratique du Congo est marquée par des conflits meurtriers, particulièrement dans la région de l’Est. 

Malgré l’ampleur de cette crise humanitaire, la situation reste ignorée par la communauté internationale. 

Le morceau Free Congo, sorti ce 22 février 2025, s’inscrit comme un cri d’alarme porté par plusieurs figures majeures du rap français.

À l’initiative de Gradur, lui-même d’origine congolaise, le titre rassemble des artistes tel que Youssoupha, Damso, Ninho, Josman et Kalash Criminel. Cette union dépasse les barrières musicales pour délivrer un message : dénoncer les violences, les violations des droits humains et le silence qui entoure ce conflit.

Chaque artiste y apporte sa sensibilité, ce qui transforme le morceau en une véritable prise de parole sur le sujet. Le clip reste sobre mais assez percutant, il accompagne cette démarche avec des images symboliques et des sous-titres en anglais, soulignant la portée internationale du message.

D’ailleurs, ce titre ne vise pas uniquement à dénoncer le génocide actuel au Congo mais est également dédié à d’autres peuples opprimés comme la Palestine, le Soudan, le Liban, les Rohingyas, Haitï ou encore le peuple ouïghour et partout ailleurs ou la liberté est un combat quotidien.

Avant Free Congo, certains artistes avaient déjà utilisé leur musique pour sensibiliser sur la situation en RDC. Freeze Corleone évoquait cette cause dans son morceau S/O Congo qui a énormément fait parler de lui à sa sortie via ses punchlines assez puissantes et polémiques ce qui nous détourne du sujet principal soit l’aspect engagé du morceau.

En voyant une telle collaboration sur un son on peut également penser au titre No Pasaran qui avais beaucoup fait parler de lui. Un titre où une génération entière, toutes tranches d’âge confondues, se rassemble pour une cause commune. 

Free Congo illustre encore une fois la capacité du rap à s’ériger comme porte-parole des luttes sociales. Au-delà de la musique, ce projet s’accompagne d’appels à la mobilisation et à l’information, prouvant que l’art peut aussi éveiller les consciences.

Ce morceau marque peut-être le début d’un mouvement plus large, où la scène musicale devient actrice des luttes humanitaires souvent passées sous silence.

Par nous, pour nous.

FREE CONGO, FREE PALESTINE AND ALL OPPRESSED PEOPLE. 

Lilia