Rencontre avec le talentueux chanteur de R&B Josh Levi, originaire de Houston, Texas, j’ai pu parler avec lui de son parcours, ses inspirations musicales ainsi que de son premier album HYDRAULIC.

Parle-moi un peu de ton parcours, d’où tu viens, comment, quand et pourquoi tu as commencé à faire de la musique ?
Je viens de Houston, au Texas. J’ai grandi en chantant à l’église, localement à Houston. Et sur chaque scène où je pouvais me produire — concours de talents, spectacles à l’église, showcases — tout ce que ma mère pouvait me trouver, j’y chantais. J’ai tout de suite eu le coup de foudre pour la musique. Et je n’ai jamais vraiment arrêté depuis, jusqu’à aujourd’hui. C’est là que tout a commencé pour moi. J’ai écrit ma première chanson à cinq ans pour la remise de diplôme de ma sœur, et j’écris des chansons depuis ce jour-là.
Je t’ai découvert avec la chanson Doorstep, je crois que c’était en 2018. Penses-tu avoir évolué depuis cette chanson ? Y a-t-il des choses que tu pensais ne pas pouvoir faire ou dont tu n’étais pas à l’aise musicalement et qui ne sont plus un problème aujourd’hui ?
J’ai définitivement grandi depuis cette chanson. Mon premier album, Hydraulic, que je viens de sortir la semaine dernière, est sans doute le meilleur témoignage de cette évolution sonore. Je pense que tous les défis, toutes les limites que je m’étais fixés, je les ai franchis sur cet album. J’ai traversé chaque mur, chaque obstacle. Hydraulic est le reflet de ma progression musicale, une sorte de synthèse de tous les sons qui m’ont mené jusqu’ici, depuis mes premières sorties en tant qu’artiste
En 2013, tu es arrivé en finale de la saison 3 de X Factor. As-tu de bons souvenirs de cette période de ta vie à partager ?
Oh, oui… J’étais tellement jeune ! Quand j’y repense, je suis très reconnaissant. J’avais 13 ans, ce qui est fou, et je chantais en direct à la télévision chaque semaine, devant le monde entier. Mon souvenir préféré, c’est le courage que j’avais à cet âge. Aujourd’hui, je suis quelqu’un d’assez confiant, mais j’ai travaillé dur, avec Dieu, pour bâtir cette confiance. À 13 ans, j’avais déjà Dieu dans ma vie, mais aussi un courage innocent, pur. Ce sont mes meilleurs souvenirs : ne pas être intimidé, ne pas douter, mais avoir cette bravoure naturelle pour me lancer sans trop réfléchir.
Parlons maintenant un peu de ton processus créatif. Comment ça se passe quand tu crées une chanson ?
Ça change à chaque fois. L’inspiration me trouve de tellement de façons différentes. Pour Hydraulic, chaque morceau a sa propre histoire. Parfois, j’ai des phrases notées dans mon téléphone depuis longtemps que je veux transformer en chanson. Par exemple, Burnt Out — j’avais ce titre écrit depuis un moment. Ou Rodeo, la première chanson de l’album : j’avais noté la phrase “this ain’t my first rodeo” depuis longtemps.
D’autres fois, c’est un son qui m’inspire : un hi-hat, une batterie, un 808, et je construis autour de ça. Et parfois, c’est juste du freestyle. Par exemple, Care for Me — je suis simplement entré dans la cabine et c’est sorti naturellement. La majorité de la chanson s’est écrite toute seule, sur le micro. Donc ça dépend : parfois j’ai un message précis à transmettre, parfois c’est l’émotion du moment.
S’il y avait une chanson R&B déjà existante que tu aurais aimé créer toi-même, laquelle choisirais-tu ?
J’adore cette question. Je dirais Human Nature de Michael Jackson. Loveee Song de Future et Rihanna aussi. Et si c’était un film, je dirais Vice-Versa 2 (Inside Out 2). J’aurais aimé écrire ce film, il a changé ma vie.
Quelle est la meilleure session studio que tu aies jamais eue ?
C’est difficile ! Je dirais que c’est quand j’ai eu la chance de travailler avec des gens que je respecte profondément. Mais pour mon album, ma session préférée, c’est sans doute Care for Me. C’était si fluide. J’étais dans une belle maison dans les collines, avec des amis et des collaborateurs très talentueux. Je me souviens avoir fait un discours avant de commencer, pour leur dire ce que je voulais transmettre. Et quand j’ai enregistré Care for Me, je voulais faire une chanson d’amour qui ressemble à une étreinte chaleureuse. J’ai l’impression que Dieu a parlé à travers moi ce jour-là.
Mention honorable aussi pour Feel the Bass, enregistrée à Miami — c’était hyper fun, il y avait un traiteur, du jerk chicken, des tacos, des cocktails pina colada… une vraie fête !
Parlons un peu de ta voix maintenant. Tu as une voix incroyable. Quels artistes as-tu étudiés pour créer ton propre style vocal ? Et qu’as-tu pris de chacun d’eux — les runs, les harmonies, le timbre ?
Michael Jackson, sans hésiter. Son timbre, sa puissance, la façon captivante dont il chante.
Beyoncé aussi — c’est l’une des premières voix qui m’a fasciné, une véritable force vocale, surtout dans ses ad-libs et ses runs.
Brandy, à 1000 %, pour ses harmonies, ses ad-libs et ses choix de notes.
Et puis Jazmine Sullivan, Stevie Wonder… Ce sont les premières voix qui m’ont façonné en tant que chanteur.
Parlons maintenant de ton nouvel album Hydraulic. Peux-tu expliquer le sens du titre, de la pochette, et l’histoire que tu veux raconter ?

Hydraulic parle des hauts et des bas de la vie et de l’amour. Comme les voitures hydrauliques, qui montent, descendent, tournent — j’ai pris cette idée pour représenter les mouvements de la vie et de l’amour.
Et comme je viens de Houston, où les voitures customisées et les systèmes hydrauliques sont très populaires, c’était aussi une lettre d’amour à ma ville natale.
La pochette, prise par mon meilleur ami Blair Caldwell, me montre sur un fauteuil hydraulique. C’était inspiré de moodboards, de Tumblr et Pinterest. Personne ne savait trop comment on allait y arriver, mais j’étais déterminé. Et au final, j’ai réussi à m’incliner sur la chaise — et ça a marché !
Ton projet est l’un de mes préférés de l’année. Quels sont certains de tes albums préférés de cette année (à part le tien bien sûr) ?
Bonne question ! J’adore PinkPantheress, je trouve qu’elle est super talentueuse.
J’aime aussi l’album de Playboi Carti I Am Music.
Et mes amies Flo, leur album Access All Areas est excellent.
Parlons de quelques chansons de ton album. Je vais te donner des titres, et tu peux me raconter un peu leur histoire.
“Don’t Go”, qui contient une interpolation de No No No de Destiny’s Child.
Oui ! J’ai grandi en allant à Music World, le label de Matthew Knowles (le père de Beyoncé). Je voyais des photos de Destiny’s Child partout. C’est donc un moment plein de sens d’avoir pu interpoler cette chanson. C’est ma toute première interpolation, et elle a une valeur sentimentale énorme.
Crash Out feat. Flo ?
J’ai toujours voulu “crash out”, tout lâcher. J’ai toujours eu cette image de gars posé, maîtrisé. Mais parfois, j’ai envie d’avoir la liberté de tout laisser aller. J’ai voulu écrire une chanson là-dessus, et Flo a vraiment apporté son énergie — c’est une chanson très fun, très libératrice.
Burnt Out ?
C’est l’une des chansons les plus personnelles que j’aie écrites. C’est aussi l’une des plus faciles à écrire, elle est venue naturellement. Un morceau sur les bas, sur la fatigue, sur le fait d’être épuisé par des choses qu’on ne peut pas changer. Je l’ai faite à Atlanta, et je voulais juste être honnête, même si ce n’était pas “sexy”.
The Room ?
The Room parle du fait de ne pas réussir à chasser quelqu’un de sa tête, quoi qu’on fasse. Mais au-delà d’une relation, c’est aussi une chanson sur la tentation, sur la difficulté à repousser les pensées négatives. Je l’ai écrite à Londres avec MNEK, et c’était un super moment.
Quels sont tes objectifs, tes rêves, tes espoirs pour le futur ? Un Grammy, peut-être ? Une salle de concert où tu voudrais jouer ?
Oui, tu l’as dit — un Grammy est le rêve de tout artiste. J’aimerais gagner un Grammy, chanter sur la scène des Grammys, que Hydraulic soit reconnu.
J’aimerais aussi faire un concert à Paris (je travaille dessus d’ailleurs !), parce que j’ai beaucoup de fans qui me le demandent.
Et puis, vendre toutes les places de ma tournée — entendre le public chanter Hydraulic mot pour mot, ce serait le plus beau cadeau.
Je vis déjà plusieurs de mes rêves, ce qui est une bénédiction. Mais un n°1 mondial reste aussi un grand objectif.
Merci beaucoup pour ce belle échange Josh ! J’espère qu’on pourra refaire ça en personne.
Oui ! Merci beaucoup à toi. J’espère qu’on pourra se rencontrer en personne quand je serai à Paris, pour le concert ou la Fashion Week en début d’année.




