Kulturr se sert de ses nombreuses influences afin de créer son propre univers. Il s’inspire de ses expériences pour écrire et nous plonge dans son monde. Le 13 juin, il dévoile son nouveau projet HOPE. :Ayé. Lors de cette discussion, il revient sur son évolution.

Lilia (journaliste) : Comment ça va ? Comment tu te sens depuis la sortie de Hope II ?
Kulturr : Ça va, fatigué un peu, il faut chaud de fou en plus. Mais dans l’ensemble je suis content, c’est sorti, on s’est cassé la tête pour tout ça.
Tu as eu le temps de souffler et réaliser ?
Kulturr : Non. Je suis content parce que je suis conscient qu’il est sorti, mais je n’ai pas encore eu le temps de réaliser. Tout s’est enchainé en même temps, Il y a eu la sortie du projet, une semaine après, la maroquinerie. Ça veut dire quand le projet est sorti, je devais aller en répèt’, du coup, là, tout vient de s’arrêter, se calmer.
Est-ce que tu as le sentiment d’avoir franchi un cap cet année ?
Kulturr : Musicalement parlant oui. J’ai pu m’entourer avec une bonne équipe, et je me suis professionnalisé. J’ai pu taffer avec de nouveaux beatmakers et ça m’a permis de rentrer dans un autre délire. Je me suis trouvé avec eux.
Tu dis que tout ça, c’est le God’s Plan. C’est quoi pour toi ce “plan” ? Tu l’as toujours senti en toi ? Tu savais que c’était ta destinée ?
Kulturr : Ah c’est lourd ! bah c’est le God’s Plan ! Comme je l’ai dit, c’est le plan de Dieu. En fait, j’avance et je suis insouciant, je m’en fous un peu de tout, tout en donnant ma confiance à Dieu. Je sais que tout ce qui vient, rien n’est fait par hasard. Par exemple tu vois tous les beatmakers que j’ai rencontré, il fallait que je les rencontre. C’est le destin tu vois, c’est le God’s Plan.
Ce n’est pas dans un but précis en fait ? C’est de manière générale, dans la vie ?
Kulturr : Exactement. C’est dans la vie de tout le monde je pense non ? Je crois en Dieu, tu vois ce sont mes convictions personnelles. Je prie et Lui fait confiance. Ça veut dire que tout ce qui m’arrive, c’est le plan de Dieu.
À 24 ans, tu partages déjà des scènes de ouf comme La Cigale ou l’Accor Arena… Tu les vis comment ces moments-là ? Ou un public te découvre où te redécouvre ?
Kulturr : Franchement je suis insouciant, je prends ce qui m’arrive, j’y vais au feeling et je kiffe les choses. Quand j’arrive sur scène, je ne me dis pas que les gens vont me regarder bizarre. Je viens, j’arrive et je me dis qu’il faut que je propose quelque chose, que je leur montre qui je suis et pourquoi ils doivent m’écouter. C’est dans cet état d’esprit que je me mets quand je suis sur scène. Je le vis bien parce qu’en fait je donne tout, et ça se ressent.
Tu as des influences très larges (Afro, R&B, gospel), mais tu arrives à garder TON identité quand on écoute on sait que c’est Kulturr. Comment tu travailles ça en studio ? Ça vient naturellement ou tu construis cette DA ?
Kulturr : Franchement c’est que du feeling. C’est ce que j’écoute, toutes mes influences depuis que je suis petit à maintenant. Ce que j’aime, on le fait. Quand je commence une session, tout commence par la prod. La mélodie en fait, faut qu’elle me parle, faut qu’elle me plaise. Si tout me plait d’abord, après ça va plaire aux gens. Je préfère me plaire à moi-même d’abord au niveau des sons, pour donner le meilleur de moi-même.
En parlant d’influences, quels sont les artistes qui t’ont inspiré musicalement parlant ?
Kulturr : Il y a la Sexion d’Assaut qui m’a beaucoup inspiré, Franglish aussi, Tayc. Ninho aussi, lui c’est plus musicalement. C’est fort. C’est tout je crois, mais c’est déjà bien ! et Asake aussi.
Le feat avec Leto sur Busy, c’était une évidence ? Il y allait forcément avoir un feat un jour ? Comment s’est faite la connexion ?
Kulturr : C’est quelqu’un que j’écoutais de base. Je me suis toujours dis God’s plan, tout vient à point à qui sait attendre. J’ai fait un son qui a percé sur tiktok. Leto a réagis à ce son, puis on s’est follow sur insta. On avait nos numéros. C’était ça mes premiers contacts avec lui, et petit à petit on s’est bien entendu. Pour mon projet il me fallait des feat je l’ai appelé et on a collaboré.
C’est vrai que tu as su attendre, tu ne t’es pas dit tout de suite un feat.
Kulturr : Exactement ! Si tu regardes bien, le moment où il parle avec moi c le moment de Camera, J’tavais dit. Sur le projet il n’y a pas de sons qui ont pété, je n’avais pas fait toute la tournée… j’ai préféré attendre le bon moment.
C’est peut-être aussi pour ça que tu as commencé par la Maroquinerie ?
Kulturr : C’est ça, moi je suis en mode crescendo, petit à petit. Il faut que je fasse des concerts, c’est le moment ou je m’exprime le plus. C’est pour ça qu’on essaye de coordonner les concerts et les EP.
Tu es déjà sur des nouvelles dates, festivals, ou même EP ?
Kulturr : Je fais un festival à Rennes qui s’appelle On lâche rien sauf les chiens. Après j’ai les Francofolies de la Rochelle. En 2026 normalement, je veux faire un autre concert, et un album si tout se passe bien ! on y va petit à petit.
Si tu n’étais pas devenu artiste, tu aurais fait quoi dans la vie ? (Et sois honnête hein…)
Kulturr : En vrai ? je serai parti, j’aurai changé de pays.
Tu irais où ?
Kulturr : Aux states. Je ne sais pas quel taf j’aurai fait, mais j’aurai fait un truc.
Tu aurais été artiste ?
Kulturr : Je ne sais pas ! peut-être ! si tu es déter tu peux réussir !
Tu parles beaucoup d’amour, mais toujours de manière nuancée, parfois lucide, parfois douce… Tu as une approche particulière du love dans ta musique ?
Kulturr : En vrai de vrai, la musique ce sont des sentiments, des émotions que tu transmets. L’amour ça fait partie de tout ça. C’est beaucoup d’émotion, d’amour de loyauté et tout.
Et enfin quel conseil tu donnerais à un petit artiste qui souhaite se lancer et briller tout autant que toi ?
Kulturr : C’est God’s plan. Il faut croire en soi. SI tu es sûr de toi, tu dois tout donner pour ça. Moi en tout cas c’est ce que j’ai fait. Je faisais que du studio. Je voulais devenir plus fort, mieux maitriser ma voix… Si tu sais vraiment ce que tu veux faire donne toi a 100% et ça le fera. Avec beaucoup d’espoir aussi.
Interview: Lilia D/Retranscription: Inès V



