Atlanta, berceau de la trap doit beaucoup aux strip clubs, notamment le Magic City. Plus qu’un lieu de divertissement, c’est un passage obligatoire pour chaque rappeur afin de déterminer la qualité de leur travail.

Le Magic city est un lieu mythique d’Atlanta. Créé en 1985, le strip club a vu passer grand nombre de rappeurs. C’est l’endroit ou le rap underground circule le plus et gagne en popularité.

Les artistes émergents de la scène trap d’Atlanta qui cherchent à se faire connaitre se dirigent directement dans les strip clubs. Ils font passer leurs sons aux DJ sur un clé, et si le son plait, il est prêt à sortir.

Les strippers ne sont pas de simples danseuses. Elles jouent un rôle essentiel dans l’industrie de la musique. Les rappeurs comme par exemple Future ou Les Migos, viennent passer leurs nouveaux titres au Magic City. Elles sont capables de déterminer si le titre va devenir un hit dès la première écoute.

Lorsque le son tourne, plus les strippers vont danser, plus le titre a des chances de marcher. Si la chanson passe cette étape, elle sera alors écoutée dans les boîtes, puis passera à la radio.

Le Magic city est un lieu ou l’on vient pour montrer et évaluer son clout. Les clients dépensent, achètent des bouteilles et créé leur image de rappeur. Alors si le son est bon, les billets volent. C’est un avant-gout de la popularité qu’il pourra avoir auprès d’un public plus large.

Future

Future est l’un des rappeurs ayant le plus de hits validés au Magic City. Lors d’une interview, il affirme que le club est pour lui un endroit de business, là ou il y a des opportunités.

DJ Esco, de qui il est proche, a beaucoup mixé au Magic city. Future lui faisait passer des sons, qui sont ensuite devenus des hits. Lui-même a débuté dans ce club, qui lui a permis de gagner en popularité.   

Inès V