Dans un univers musical où tout va vite, SOLOMON incarne la sincérité brute. Auteur-compositeur-interprète originaire du nord-ouest de Londres, il nous plonge dans son parcours, son processus créatif et ses ambitions, avec une humilité qui contraste avec l’ampleur de son talent.

Les débuts : « Ma mère m’a montré mes trois premiers accords »

Pour Solomon, la musique commence à la maison :

« Je m’appelle Solomon. Je suis auteur-compositeur-interprète, je viens du nord-ouest de Londres. J’ai commencé la musique parce que ma mère m’a montré mes trois premiers accords à la guitare quand j’avais 8 ou 9 ans. Avant ça, je jouais du clavier, mais j’ai complètement laissé tomber dès que j’ai pris la guitare. »

Adolescent, il passe des heures à apprendre des reprises avant de trouver sa propre voix :

« J’ai commencé à écrire mes propres chansons vers 15-16 ans. Et ça a un peu roulé tout seul pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui. »

De Way Back When à aujourd’hui : une évolution naturelle

C’est avec Way Back When que je l’avais découvert. Un titre fondateur qu’il évoque avec nostalgie et humour :

« C’était littéralement la première chanson que j’ai sortie. Ça me donne l’impression que c’était moi enfant dans ma chambre. Alors que maintenant… je suis un homme dans ma chambre (rires). »

Pourtant, malgré la maturité acquise, son essence reste la même : une guitare, une voix, une sincérité désarmante.

Le jour où tout a basculé avec Listen Up

Un moment décisif ? Le succès viral de Listen Up :

« Je faisais la vaisselle et je fredonnais une mélodie. Je l’inventais complètement. Je me suis dit : faut que j’écrive ça. J’ai commencé à jouer et direct le refrain est sorti. Je l’ai posté tout de suite après l’avoir écrit. Et c’est là que ça a explosé. »

Une explosion suivie de sollicitations immédiates :

« Le lendemain matin, ça montait de ouf, j’avais des labels qui appelaient, mon management me disait faut finir ce son et le sortir. »

TikTok, Reddit et l’art de partager la musique

Avant TikTok, Solomon s’était déjà fait remarquer d’une manière surprenante :

« Je faisais des lives sur Reddit. Un jour, mon live était en top tendance, du coup il apparaissait en première page de tout le monde. Il y avait parfois 100 000 personnes ou plus qui regardaient. C’était fou. »

Le confinement marque un tournant :

« Je me suis dit wow, je suis dans ma chambre et je joue pour des centaines de milliers de gens. »

Puis vient TikTok :

« Franchement, j’y pensais pas trop. Et je crois que c’est ça qui aide : quand tu ne te prends pas la tête. »

Un processus créatif brut et instinctif

Chez Solomon, tout commence par la guitare :

« C’est pour ça que beaucoup de mes chansons ont une base folk. Je pars d’accords qui m’inspirent, puis la mélodie et les paroles sortent naturellement. »

Il avoue pourtant avoir du mal à lâcher ses morceaux :

« Quand tu sors un morceau, il n’est plus à toi. C’est flippant, mais je m’y habitue. »

Ses influences et ses coups de cœur

« J’ai grandi avec les Beatles, Stevie Wonder, Nile Rodgers, John Mayer, Paolo Nutini… Ça a peut-être influencé inconsciemment.»

Des morceaux qu’il aurait adoré lui-même produire ?

« Le beat de Goosebumps de Travis Scott. Et aussi Glowed Up d’Anderson .Paak et Kaytranada. »

Le live : énergie pure et connexion humaine

Son morceau préféré à chanter ?

« J’adore chanter robbery. Et je fais toujours No Diggity dans mes sets, c’est fun, ça fait chanter la foule. »

Son meilleur souvenir ?

« Probablement ma première tournée. On a fait Paris, Berlin, Amsterdam, Londres… C’était la première fois que je réalisais que des gens venaient pour me voir moi. »

Et les mots des fans qui l’ont marqué :

« Certains m’ont dit que mes chansons les avaient sauvés ou aidés dans des moments difficiles. Tu peux pas recevoir un plus beau compliment. »

Ses projets : de FOR STARTERS à HONEYCOATED

« FOR STARTERS, c’était une collection des morceaux qui avaient explosé sur TikTok. Ensuite, il y a eu Honey Coated, plus développé, avec des influences pop et bossa nova. Le prochain projet sera plus brut et épuré, comme mes débuts. »

Pourquoi HONEYCOEATED ?

« Je choisis mes titres comme des saveurs. HONEYCOATED, c’est doux, épais… »

Zoom sur quelques morceaux clés

  • Way Back When : « Premier morceau, honnêtement très brut, j’ai même pensé le supprimer. »
  • Listen Up : « Parle un peu des gens qui pensent avoir des droits sur toi. »
  • Sore Loser : « Très perso, parle de ma tendance à me refermer quand ça va mal. »
  • cops and robbers : « Juste fun, sur quelqu’un qui traite tout comme un jeu. »

Des collaborations et des moments forts

Sur sa collab avec Kojey Radical :

« Il a vu un snippet sur TikTok, il a kiffé, il a dit je veux poser dessus. On est allés en studio, super vibe. »

Et son passage remarqué chez Colors avec fool :

« Je l’ai écrite avec Hannah et Steve à Londres. Colors a proposé une session et j’ai choisi ce morceau parce qu’il me paraissait authentique. »

Ses ambitions et ce qui arrive

« Bien sûr, un Grammy un jour, mais surtout sortir un projet que j’aime de A à Z. »

En ce moment, il écoute Leon Thomas, Aminé, et le titre Red Room de A.H. Disparity. Quant à la suite :

« Je bosse sur ce projet dont je rêve, avec des morceaux bruts, touchants, qui prennent aux tripes. »

Et pour la France ?

« J’adorerais revenir à Paris. L’énergie là-bas était incroyable. J’espère revenir très bientôt. »